Après l’effort, le réconfort

Après un peu plus de deux semaines passées dans les montagnes, j’avoue que j’étais lessivé et en plus j’avais besoin de faire la lessive. Rentrer à Katmandou n’était pas vraiment une option attirante, en revanche Pokhara l’était beaucoup plus.

Pokhara, la ville où on l’on peut rester tout son séjour

J’irais même jusqu’à dire que c’est la première ville où je me suis dit que je me verrais bien passer ma retraite, si jamais j’ai ce luxe. J’ai rencontré plusieurs voyageurs qui étaient en ville  plus de deux mois !  Située au bord d’un lac, c’est de là que tout le monde part pour se rendre dans l’Annapurna. D’ailleurs, il possible de voir toute la chaîne de montagnes si le temps est assez clément. L’avantage est que la ville est beaucoup plus petite que la capitale et par conséquent infiniment plus calme.

Conséquemment, les personnes vivant là, aussi bien népalaises qu’étrangères, sont aussi plus relax. Cette ville possède une partie touristique, oui, mais aussi une partie plus « hippie » qui s’avère être vachement sympa pour rester. En plus de cela, la vie y est très abordable. Le prix des chambres est beaucoup bas que le reste des endroits que j’ai eu l’occasion de visiter au Népal. Vous pouvez très facilement trouver une chambre pour 250 roupies (soit 2 €) et manger de repas de taille raisonnable pour moins de 100 roupies.

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L’un de mes lieux préférés était un petit restaurant appelé Sabina Momo. Ce petit restaurant familial possède une terrasse arrière qui donne sur le bord du lac. Très calme, ce n’est cependant pas l’endroit idéal pour travailler puisqu’il y a toujours des voyageurs de passage et avec qui on finit par avoir des conversations. Au moment, où je restais il y avait une invasion de français et du coup, l’anglais n’était pas la première langue parlée sur la terrasse. J’essayais de me tenir un peu à part puisque je ne voyage pas pour parler ma langue natale.

Du sport, du calme et des pizzas

Pokhara possède pas mal d’activités pour ceux qui ne bougent pas en place. La plus populaire est probablement le parapente. Je ne pourrais pas en parler, car par manque de moyens je n’en ai pas fait. En revanche, je rencontrais les parapenteurs qui partaient en matinée dans les montagnes et revenaient via la voie des airs en après-midi. J’avoue que cela donnait pas mal envie d’apprendre et même passer son permis pour descendre en indépendant. Ça s’ajoute sur ma to-do list juste en dessous de passer mon permis en plongée.

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Pour les moins casse-coup, il y a bien évidemment les balades le long du lac ainsi que celles sur le lac. Par ailleurs, un temple bouddhiste japonais se trouve sur une petite montagne de l’autre côté du lac. Bien évidemment, il est beaucoup plus facile d’y aller grâce à un bateau et de monter les quelques marches. Mais vous vous doutez que ce n’est pas de cette façon dont je m’y suis rendu. J’ai décidé de faire le tour du lac et d’escalader la montagne. La marche vaut le détour, mais il faut prévoir près de 5 heures de marche. C’est physiquement pas très difficile, mais il faut arriver à se repérer dans la forêt de la ville. Le seul point un peu triste est que l’on passe proche de bidonvilles et que l’on voit comment ces personnes vivent. Cela dit, leur condition ne les empêche pas d’être très agréables.

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En somme toute, Pokhara est une ville où il fait bon vivre et qui reste un minimum occidentalisé pour ceux d’entre nous qui ne parlent pas népalais ou qui ont envie de pizzas de temps en temps. Dans mon cas, cette ville était assez dangereuse pour le photoreporter qui voulait travailler : si je ne m’étais pas motivé à être productif, j’aurais pu facilement rester tout le reste de mon séjour ici. J’avoue aussi que repartir en trek m’a pas mal travaillé l’esprit… Mais non, il est temps de repartir à Katmandou !

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