Le mini guide pour treker dans les Himalayas

Aujourd’hui, je voulais vous donner des infos plus pratiques sur les treks au Népal. Je me suis vraiment découvert une nouvelle passion dans les treks. Passion avec laquelle j’entretien une relation d’amour/haine. Pour faire simple : votre corps ne va pas aimer marcher de 4 à 8 heures par jour, mais toute la souffrance sera pardonnée par ce que vos yeux verront.

Si cela ne tenait qu’à moi, je repartirais deux mois au Népal afin d’uniquement treker : le camp de base de l’Everest, le tour des Annapurna, le Mustang ou encore le Manaslu.

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Les choix de circuits dans L’Annapurna

Bien évidemment, ce petit petit paragraphe sera spécifique à la région des Annapurnas, mais le reste du texte pourra s’appliquer à l’Everest.

Il existe trois treks principaux dans la région des Annapurnas :

  • Le tour des Annapurnas qui dure deux semaines (en rouge sur la carte)
  • La petite boucle, qui dure 4-5 jours max, vous fait monter à Poon hill, Chomrong pour les sources chaudes, puis rentrer à Pokhara. (en bas à gauche sur la carte)
  • L’aller-retour pour le camp de base de l’Annapurna (ABC) qui dure une semaine et que j’ai fait (en vert puis bleu sur la carte). Il semblerait que ce trek est le plus difficile à cause des escaliers. Franchement les deux premiers jours sont tout simplement affreux.

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Lequel faire ? Si vous avez deux semaines et demie, je vous conseille de faire les trois ! En gros vous commencez à l’est et faite le circuit qui va prendre environ deux semaines. Une fois à Poonhill (n’oubliez pas de ne pas rater la vue !), vous allez vous diriger vers Chomrong puis monter vers l’ABC qui demandera un bon 2 jours de montée. Le trek se terminera par les sources d’eaux chaudes. Que demande le peuple ?! Ce trek que je vous conseille est celui que j’allais faire jusqu’à que je trouve le village où se cachaient mes petits chasseurs de miels.

Besoin d’un guide ?

C’est la grosse question. Peut être même toujours la première question que l’on pose à des personnes qui reviennent de trek. Quand vous arrivez à Katmandu, vous allez vous faire assaillir par des guides qui ont chacun une agence de treks. L’argument principal est celui de la sécurité : plusieurs personnes qui se perdent, se font ensevelir par des avalanches ou kidnapper par le yeti… Il vous faut donc un guide, et aussi une assurance, car l’hélicoptère pour venir nous sauver, ça coûte cher !

FAUX ! (Est-ce que j’ai droit d’utiliser ce mot, ou il y a un copyright ?)

Cette réponse s’applique, non seulement, aux treks dans les Annapurna, mais aussi à l’Everest ou les autres treks à l’exception du Mustang qui oblige d’avoir un guide. En réalité, je ne me suis jamais senti en quelconque danger et je dirais même que c’est très accessible. La preuve est que c’était mon premier trek et que j’ai des genoux en carton donc si je suis arrivé à le faire seul, n’importe qui peut le faire.

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En revanche, il est clair que vous acheter une carte vous aidera beaucoup (dans mon cas, un couple français m’avait donné la leur). L’application mapps.me est aussi super efficace ; il faudra télécharger la carte avant de partir. Enfin, les habitants se feront un plaisir de vous indiquer la direction à suivre. De plus, les chemins sont assez apparents n’y a donc pas beaucoup de chances que vous vous perdiez.

Je pense qu’en règle générale, si vous faites preuve de bon sens, vous n’aurez aucun problème. Dans mon cas, j’ai voulu pousser jusqu’à l’ABC l’avant-dernier jour de montée quitte à devoir un peu marcher la nuit, mais brouillard de la journée augmentait trop les risques et j’ai donc décidé de m’arrêter à Deurali.

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Des cartes comme celles-ci se trouvent dans tous les villages

En revanche, ce qu’un guide vous apportera réellement, c’est un aspect culturel sur l’histoire des lieux, etc. Après avec qu’un trek d’une semaine avec un guide va vous coûter 1500 $ (sans porteur) tandis que j’ai réussi à m’en sortir à peu près 200 $. À vous de voir, mais perso je trouve que 1300$ pour avoir cet aspect culturel et ce faux semblant de sécurité est un peu en dehors de mon budget.

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Voyager seul ?

Comme je vous l’ai dit dans mes différents récits de voyage, on n’est jamais vraiment seul quand on voyage seul et cela s’applique aussi dans les montagnes népalaises. Ma montée vers l’ABC s’est synchronisée avec un plusieurs personnes : 2 Américains, 2 Espagnoles, 4 Danois et une Allemande. Bien que nous ne passions pas nos journées ensemble, nous finissions toujours nos journées dans les mêmes villages. De plus, vous allez croiser pas mal de trekeurs allant dans le sens inverse.

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Le budget

En règle générale, je vous conseille de compter environ 1000 roupies népalaises (environ 9€) par jour de trek afin de couvrir les frais de logements et de nourritures. Veuillez noter que les prix varient en fonction de l’altitude. 1000 roupies est le prix maximal que j’ai eu à payer avec deux repas et une nuit.

Sur le trek de l’ABC, plus j’allais dans les montagnes, plus la nourriture coutait cher. Le prix de la nuit allait lui en décroissant en revanche, parce qu’à la fin c’était des chambres avec plusieurs lits et vous ne payiez que le prix d’un lit.

N’oubliez pas non plus, le prix d’accès au parc pour obtenir le permis de trek. Dans le cas de l’Annapurna, coutait 30€ et donné un accès illimité au parc, mais n’avait qu’une seule entrée. Vous pouvez rester 2 mois là-bas si vous le voulez tant que vous ne sortiez pas. Enfin, il faut noter qu’il n’y a pas de guichets dans les montagnes et que vous devez emmener du liquide pour pouvoir payer.

Voyagez léger

N’emmenez pas plus de 5kgs et ne prenez que l’essentiel : sac de couchage et quelques vêtements chauds. Laissez le reste à votre auberge à Pokhara (ou Katmandu). Ne vous en faites pas, tout sera en sécurité. Je n’ai entendu aucune mauvaise histoire de personnes laissant leurs affaires dans des auberges. L’équipe respecte cela et généralement, c’est tenu par des petites familles qui garderont vos affaires en sécurité. J’avais laissé mon ordinateur et il n’y a eu aucun problème.

La raison principale est que vous allez beaucoup marcher. Mais quand je dis marche, ne pensez pas marche sur un petit sentier plat avec une pente douce qui vous emmène jusqu’au camp de base. Attendez-vous à manger des escaliers plusieurs heures par jour. Vous allez monter 500 mètres d’escaliers puis les redescendre moins de 10 minutes plus tard pour remonter 600-700 mètres une fois arrivé en bas. Dans le milieu, on appelle ça le plat népalais. Par exemple, si vous voulez allez à Poon hill, attendez-vous à passer la première journée à uniquement monter des marches.

L’autre aspect à prendre en compte est l’altitude. Vous allez voir qu’à partir environ 4000 mètres d’altitudes, marcher demande beaucoup plus d’efforts que d’habitude. Prendre peu de poids avec vous est donc une nécessité.

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Mon seul regret: ne pas avoir emmener de batons

Et à ne pas oublier : le mal des montagnes 

Certains le prennent trop aux sérieux et d’autres pas assez. Le mal des montagnes est un réel danger qu’il ne faut pas sous-estimer. Cela dit, il ne faut pas devenir trop parano non plus.

Ce mal des montagnes est causé par le manque d’oxygen en haute altitude. Un gaz assez important pour que votre cerveau fonctionne bien. Il apparaît souvent chez les personnes qui montent trop rapidement et dont le corps n’a pas eut le temps de s’habituer. Dans mon cas, je suis monté à 4200 mètres d’altitudes, mais n’ai ressenti aucun mal puisque je suis resté prêt d’une semaine à 2000 mètres et du coup j’ai largement eu le temps de m’habituer. Il faut quand même noter que je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit quand j’étais à l’ABC. Je ne sais pas si c’était causé par le mal des montagnes ou par le mélange d’excitation d’être là ainsi que le stress de rater le levé de soleil. Les piqures d’abeilles à la tête reçues quelques jours plus tôt n’ont pas aidé.

Afin de prévenir le mal des montagnes, il faut savoir quels sont les syndromes et comment les traiter.

  • Mal de tête : Les maux de tête indiquent que vous devez mettre en pause votre ascension. Arrêtez-vous 10-15 minutes le temps que cela passe et continuez à grimper tranquillement. Si ça continue, envisagez de vous arrêter au village le plus proche où vous vous trouvez.
  • Vomissements : il faut absolument redescendre au plus vite. Je n’ai pas subi ces symptômes, mais j’ai rencontré quelques personnes ayant atteint ce stade. Ne prenez vraiment pas de chances par rapport à cela. En revanche, je n’abandonnerais pas le trek pour autant, je resterais 1 ou 2 jours afin de m’acclimater et continuer.

Bien évidemment, je ne suis pas un médecin et du coup mon petit blog ne vaudra jamais l’avis d’un expert.

Voilà qui conclut ces petits conseils. Le lever de soleil sur le Mont Annapurna Sud a été une des expériences les plus belles de ma vie. Quoi qu’il arrive, si vous trekez au Népal, vous ne serez pas déçus !

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