Moins c’est mieux

 

Voilà l’un des mantras que j’essaye d’appliquer le plus possible. Less is more ou moins c’est mieux, est une philosophie qui s’applique à un peu près tout : à la photo comme aux voyages. Ça tombe bien, c’est les sujets de ce blog.

 

En photographie

Visuellement parlant, c’est souvent les photos les plus simples qui punchent le plus. Que ça soit en photo animale, en portrait, en documentaire ou autre, avoir moins de distractions ou éléments compliqués aide grandement à la lecture de votre image.

Attention, il ne faut pas confondre une image vide et une image simple. Par exemple, un photographe, tel que Vincent Munier, va beaucoup utiliser des espaces négatifs pour isoler parfaitement ses animaux.

D’un autre côté, regardez le travail de quelqu’un comme Bruce Gilden (qui est diamétralement opposé à celui de Vincent Munier). Ce photographe isole d’une tout autre manière ses sujets en étant proche.

Bien évidemment pour la photographie, cette règle s’applique aussi et surtout à l’équipement. Les anglophones appellent ça le G.A.S (Gear Acquisition Syndrome ou Syndrome d’Acquisition d’équipement). En gros, c’est quand vous achetez beaucoup d’équipement photo.

Et croyez-moi quand je vous dis que je me soigne. Depuis que j’ai commencé la photo, j’ai possédé (roulement de tambour) :

1 Canon 450D
2 Canon 7D
2 Canon 5d Mark II
1 Go Pro Hero 3
1 Leica M6
1 Hasselblad 500CM
1 Contax T2
1 Canon AE-1
1 Canon QL-III
2 Fuji X100
2 Fuji XT-1
1 Fuji XPRO-2

16 appareils ! Ça fait beaucoup n’est-ce pas ? Je ne parle ni des lentilles, ni des différents sacs, ni des autres accessoires achetés.

Maintenant la question qui tue : si j’avais tous ces appareils maintenant face à moi, qu’est-ce que je garderais ?

Le XPRO-2, qui est l’appareil presque parfait pour moi (promis, je vous en parle très bientôt) et ma Leica M6. Dans le cas de la Leica, je pense que cet appareil a été celui-ci qui avait le potentiel de plus me faire murir en photo. J’ai eu le cœur brisé quand je m’en suis séparé, mais je n’avais pas beaucoup d’argent à ce moment.

Même si ce n’est clairement pas la priorité, j’espère pouvoir ravoir un jour une Leica M6 (ou une Mamiya 7, mais pas les deux).

Mais bref, la majorité de ces appareils qui n’étaient pas mes appareils principaux (tous ceux sauf le 5d mark II, le XT-1 et maintenant le XPRO-2) étaient obsolètes pour moi. À l’heure actuelle, le XPRO-2 est l’appareil avec lequel je travaille et mon XT-1 prend la poussière.

J’essaye maintenant d’avoir le strict minimum. L’iPad risque de partir.

C’est pour cette raison que j’essaye de le revendre. Si vous lisez souvent ce blog, vous allez me dire : « Ouais, mais Adil tu balançais qu’il fallait avoir 2 appareils ». C’est vrai. En fait, je voudrais remplacer le XT-1 par soit un Ricoh Gr II ou Fujifilm X70. En gros, j’achèterais le moins cher qui se présentera à moi une fois le XT-1 vendu.

Ce que je peux vous dire c’est ceci ; si vous pensez qu’un nouvel appareil va d’une quelconque façon vous rendre meilleur, c’est faux. Si vous ne prenez pas beaucoup de photos en tant normal, ce n’est pas avoir un Canon 1DX qui va vous faire sortir plus.

La quête de l’équipement est sans fin. Dès que modèle suivant sortira, vous trouverez que votre appareil, qui vous convenait probablement jusque là, ne sera plus suffisant. Regardez les iPhone.

Dans mon cas, à part un GrII/X70, je compte seulement m’acheter cette année un nouvel ordinateur (le mien a 5 ans et pèse vraiment lourd) ainsi qu’une carte SD (à cause de celle perdue en Islande).

Après cela, j’espère pouvoir entrer dans une période d’au moins 1 an sans acheter de nouvel équipement. Franchement, si je n’arrive pas à produire de bon travail avec mon XPRO-2, c’est clairement de ma faute.

 

En voyage

 

En voyage, less is more se traduit par emmener moins de choses avec vous. Vous allez d’ailleurs pouvoir lire sur plusieurs blogs de voyage : « fais ton sac une première fois, puis refais-le en enlevant la moitié de ce que tu avais mis dedans ».

Un conseil que je questionnais à une époque, mais que j’embrasse totalement aujourd’hui. Un sac à dos encombrant a un poids physique, mental et financier.

Physique pour des raisons évidentes. Sans parler que dans certains cas, ça peut vous ruiner votre dos et votre santé.

Mental, car c’est pas cool d’avoir toujours à souffrir à chaque fois que vous voulez changer de ville ou même simplement d’hôtel. Vous serez aussi plus stressé d’être sur de n’avoir rien oublié. Plus il y a de choses, plus il y a de chances d’en perdre.

Imaginez si vous trekkez

Et enfin financier, parce que la distance que vous auriez pu marcher pour aller à votre hôtel ne sera peut-être pas faisable sans taxi. Inconsciemment, vous serez aussi moins motivés à bouger quitte à rester dans un hôtel plus dispendieux.

Ne parlons pas des frais supplémentaires à l’aéroport. Mon sac m’a fait payer 120 $ (sur un billet à 200 $) de plus pour mon voyage en Islande.

Cela aussi concerne le nombre de pays dans lequel vous pouvez voyager. Je grince des dents à chaque fois que je vois un texte du style « 10 pays dans lesquels vous devez ABSOLUMENT voyager en 2017 ». Voyager dans 10 pays en un an (que ça soit en 2017 ou 2027), c’est énorme !

J’en profite pour dire, que je suis en train de faire des changements drastiques à mon sac en vue du prochain voyage et que je mets en place un petit guide pour vous aider à faire le vôtre. Spoiler : ça va être gratuit !

Lors de mon escale à Hong Kong, j’ai décidé de laisser toutes mes affaires à l’aéroport et ne prendre qu’avec moi un X100