Sud de l’Islande: entre touristes et paysages incroyables

 

Le sud de l’Islande marque pour moi la fin de mon séjour de deux semaines là-bas. Comme le titre du texte l’indique, cette région est à la fois magnifique, surprenante, mais surtout pleine à exploser de touristes. Je pense que cet afflux impressionnant de touristes (et j’ai la chance de ne pas m’y être rendu en été) m’a un peu refroidi sur la région. Cela dit, j’ai maintenant aussi envie d’y retourner en hiver afin de voir ces terres enneigées et surtout vidées de ses touristes, qui ne sont pas toujours respectueux.

 

 

Des touristes partout !

 

Bon parlons du sujet qui fâche tout de suite avant de nous concentrer sur le positif. Les touristes, incluant moi, sont omniprésents dans le sud l’Islande. Je pensais les éviter le plus possible en faisant la boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et arrivant ainsi le plus tard possible dans la région, j’avais tort. Bien que l’hiver pointait le bout de son nez, les visiteurs étaient toujours présents. D’ailleurs 2016 a été l’année la plus occupée en Islande avec près de 2 millions de visiteurs (pour 330 000 habitants).

 

J’avoue que cela a un peu gâché mon expérience, moi qui allais en Islande juste avant l’hiver pour être le plus seul possible. Personnes qui prennent des selfies avec leur bières, ceux qui tentent de toucher les sources d’eau chaudes à Geysir, d’autres qui ne respectent pas les chemins délimités. Bref, vous comprenez ma frustration à ce sujet.

 

Vous pouvez voir la file d’attente à la cascade de Seljalandsfoss.

 

Cela étant dit, cette situation m’a obligé à faire quelque chose que je ne pensais pas faire à ce point : prendre mon temps. Et quand je dis prendre mon temps, je faisais en moyenne 30 km par jour. J’aurais d’ailleurs pu faire cette région en vélo, je pense. L’idée était de sélectionner le lieu que je voulais voir en priorité et arriver le premier sur les lieux, en général à 7 h du matin, environ 40 minutes avant le lever du soleil.

 

 

Le lagoon de Jokulsarlon

 

S’il ne devait y avoir qu’un seul lieu à retenir au sud, ça serait probablement celui-là. Peut-être moins impressionnant en le comparant aux nombreuses cascades de la région, le lagoon ne reste pas moins un endroit spécial. Imaginez, face à vous un lac dans lequel se déverse d’énormes blocs de glace, tombé de l’impressionnant glacier dans le fond, qui flottent lentement sur l’eau du lagoon. Ces minis icebergs se dirigent tranquillement vers l’océan. Il y a un air frais venant du glacier qui se mélange à celui salé de la mer. Quand vous prenez le temps de vous rendre compte de l’endroit où vous vous trouvez, vous comprenez à quel point cet endroit est unique.

 

 

 

 

Il est bien évidemment possible de vous rendre jusqu’au bord de la mer avec un petit cinq minutes de marche. Les blocs de glace s’y reposent sur le sable noir.

 

 

 

Le glacier de Skalafellsjokul

 

Bien que j’ai adoré le lagoon, c’est vraiment le glacier de qui a été mon gros coup de cœur dans la région. Pourquoi ? Parce que je marchais seul pendant près de 3 heures sur les lieux. Afin d’avoir une vue imprenable, il faut monter plusieurs marches et traverser quelques rivières. De plus, ce n’est pas forcément évident à trouver. Heureusement que j’ai eu la présence d’esprit de regarder la carte sur le parking. L’hiver, il est d’ailleurs possible d’y faire des excursions dans des grottes de glace.

 

 

Être seul n’est pas la seule récompense. Après 2 heures de marches, cette vue vous attend.

 

 

La plage de sable noir de Vik 

 

La plage de sable noir est un des endroits spéciaux de l’Islande. Une formation de roche qui fait penser à des petites marches rend les lieux encore plus intéressants. Tentez d’arriver, encore une fois, le plus tôt possible parce que les cars de touristes arrivent dès 8 h 30. J’ai particulièrement apprécié sur la plage qui fait un bon 2-3 km de longueur. Soyez sûr de voir le côté est, moins visité, mais tout aussi sympa.

 

 

 

 

 

 

Attention, les vagues sont assez imprévisibles et ont emporté plus d’une personne au cours des dernières années.

 

L’avion écrasé

 

Suite à un atterrissage forcé en 1973, la carcasse d’un avion américain se trouve dans le champ de gravier de Solheimasandur. Il est relativement facile de trouver la carcasse grâce aux nombreuses voitures sur un parking collé à la route 1. L’avion se trouve un peu avant la plage de sable de Vik. Il faut compter prêt de 40 minutes de marche pour arriver à l’appareil, n’oubliez rien dans votre voiture. La scène est assez spéciale, j’ai décidé de m’y rendre de nuit afin d’essayer d’avoir une photo de l’avion avec un ciel étoilé, mais malheureusement le ciel était couvert. L’expérience n’en était pas moins spéciale : être entièrement seul au milieu de la nuit dans une noirceur presque complète avec comme unique bruit le vent.

 

 

Une piscine pas si secrète

 

La piscine de Seljavallalaug est la piscine à ciel ouvert la plus vieille de l’île. Dans mon insouciance la plus totale, j’osais espérer l’avoir pour moi si je venais en soirée, mais il s’avère que cette piscine souvent annoncée comme étant « secrète », ne l’est, mais alors pas du tout. Si vous arrivez tôt le matin le lieux vous est entièrement réservé et faut avouer que se lever tôt (et tomber malade pour les deux prochaines semaines dans mon cas) a valu largement le coup ! L’eau est tiède, on aimerait qu’elle soit un poil plus chaude.

 

 

 

 

 

Le cercle d’or

 

J’ai brièvement parlé du cercle d’or, en mentionnant Godafoss, lors d’un précédent texte. Disons pour faire simple que c’est le Disney Land Islandais avec des centres d’achats qui vous accueillent. Je pense que les lieux peuvent prendre toute leur splendeur en hiver quand il n’y a pas beaucoup de monde. Il faut noter que le cercle d’or se trouve seulement à 1 h 30 de voiture de Reyjavik. Vous pouvez décider de faire une escale de 5 heures et avoir assez de temps pour le visiter. Il reste que le sud de l’Islande est à faire une fois dans sa vie. Comme je l’ai dit plus haut, j’aimerais y retourner dans quelques années l’hiver pour redécouvrir la région.