Un petit goût portugais au Maroc

La citerne portugaise

Qu’ont en commun les villes d’Essaouira et d’El-Jadida, mis à part avoir leur première et dernière lettre en commun ? C’est bien leur héritage colonial. Comme vous avez pu le lire dans le titre, celui-ci est d’origine portugaise. Bien évidemment, les Français ont quand même bien squatté le Maroc, mais aujourd’hui c’est l’aspect portugais auquel on s’intéresse. Un « aspect » très photogénique en passant…

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La route d’Essaouira

Si vous avez lu mon dernier texte sur Agadir, vous savez que nous sommes passés par les montagnes pour rejoindre la ville depuis Marrakech. Pour retourner vers le nord, nous décidons de prendre la route. Ça s’est relativement bien passé puisque le paysage vaut le détour. Le seul point noir a été la police locale, mais j’y reviendrais dans un article ultérieur…

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Sur le chemin, nous avons quand même eu la chance de voir une horde de chameaux et de passer par des petits villages. Contrairement à Marrakech, et même si ces deux villes sont à la même hauteur, aucune autoroute ne passe par là. En soi, je ne pense pas que ça soit vraiment mauvais, même si c’est clair que ça prend un peu de temps pour s’y rendre. Cela dit, la ville est située entre plusieurs villes assez importantes (Agadir, Marrakech et El-Jadida), du coup ça ne prend jamais plus de trois heures trente en voiture pour s’y rendre. Rien d’insurmontable, si on oublie les policiers bien sûr… Mais encore une fois, j’y reviendrais.

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La bonne surprise d’Essaouira

À l’image du reste du voyage, j’ai découvert pour la première fois cette ville. Étant plus ouvert d’esprit que lors de mon dernier passage, qui remonte à sept ans quand même, j’ai grandement apprécié faire une halte de quelques heures là-bas. Cela dit, je suis quand même resté que dans la partie portugaise, le reste de la ville semble être essentiellement résidentiel. Bien que je sois venu plusieurs fois à Essaouira étant jeune, je ne m’y suis jamais réellement arrêté pour une raison tout à fait dérisoire : à cause des odeurs. J’étais un voyageur en herbe étant plus jeune, n’est-ce pas ? La ville ne sent pas si mauvais que ça en plus. Le seul « problème » est qu’il s’y trouve un assez important port de pêche et que du coup le poisson ça sent.
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Mis à part cela, la ville reste une attraction touristique avec les avantages et inconvénients qui viennent avec : en été, elle est pleine à craquer de touristes et les prix sont plus élevés par rapport à la moyenne marocaine. En revanche, elle est très propre et on sent qu’il y a un entretien qui se fait pour préserver le patrimoine culturel de la ville. Historiquement, Essaouira était un ancien bastion portugais avec un excellent accès stratégique sur la mer. Aussi si vous y allez l’été, les environs regorgent d’un des meilleurs spots pour faire du surf et du kite surf.
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Au final, la visite a été une bonne surprise qui vaut largement la peine de s’y attarder le temps d’une journée.

El-Jadida, merci pour la photo ! 

Après avoir encore eu des soucis avec la police (non je n’en parlerais pas dans cet article), nous arrivons de nuit à El-Jadida. Cette ville est probablement celle où j’ai passé le plus de temps au Maroc au cours de ma jeunesse au point de la détester. La ville en tant que telle est sympa, mais comprenez qu’y retourner tous les ans pendant deux ou trois mois, c’est assez pour vous en dégouter. D’autant que celle-ci est petite. Du coup, je ne voulais pas vraiment y rester trop longtemps. Malgré tout, je me suis laissé séduire par une petite visite de la cité portugaise par l’un de mes oncles. Accepter s’est avéré très payant photographiquement parlant.
Dans cette cité portugaise se trouve une citerne. Cette citerne est une pièce qui servait à ranger les armes et probablement à récolter les eaux pluviales selon certaines théories. Cette salle reste malgré tout très photogénique, spécialement en noir et blanc. Là où j’ai eu de la chance, c’est qu’avant de partir deux femmes sont rentrées et m’ont permis de prendre cette photo.

El Jadida (3 of 6)
J’ai eu la chance de prendre quatre photos au total, sans me faire remarquer par la femme (d’origine espagnole, ce me semble) sans me faire remarquer. J’avais le plus simple de mes matériels : un boitier et un 50 mm fixe. La leçon ici est que c’est en acceptant ces opportunités que vos chances d’avoir de la chance augmentent. Un photographe disait d’ailleurs ; « Plus je travaille, plus je suis chanceux ». Bien sûr, la technique est essentielle afin d’assurer au moment clé…

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La semaine prochaine, on conclut le voyage au Maroc avec pas deux, mais trois villes ! De rien, j’aime être généreux.