Bien voyager au Népal

Nous commençons notre série de petits conseils pratiques sur le Népal ! Et aujourd’hui, nous allons parler de la base de la base avec sur les choses à savoir avant d’arriver. Bien qu’il est toujours agréable de totalement découvrir un pays au complet, ces petits conseils ont surtout pour but de vous aider à éviter les mauvaises surprises.

Quand aller au Népal ? 

Il y a grosso modo deux périodes à privilégier pour aller au Népal : au printemps ou en automne. Ces deux périodes sont non seulement les plus agréables pour visiter, mais aussi celles où le temps est le plus dégagé pour observer les montagnes. L’hiver n’est pas conseillé pour des raisons évidentes de températures (en plus de cela les treks sont fermés). En ce qui concerne l’été, c’est surtout lié à la mousson et aux fortes pluies que voyager au Népal n’est pas trop conseillé.

Le visa

Le Népal est probablement l’un des pays les plus relaxes en terme de visa et vous allez comprendre pourquoi. Il existe 3 visas pour les touristes : 15, 30 et 90 jours. Les prix sont respectivement 25, 40 et 100 $ US. Il est donc conseillé d’amener la somme directement en cash pour payer. Veuillez noter que seuls les dollars US sont acceptés en tant que devise étrangère (mes beaux dollars canadiens ne marchaient pas). Cela dit, il y a la possibilité de payer par carte sur place, mais on sait jamais s’il y aura un problème.

Alors pourquoi est-ce que je disais que c’était relaxe ? Tout d’abord, les douaniers sont super gentils et souriants. Pour avoir surtout des expériences avec la frontière Américo canadienne, je peux vous dire que c’était rafraîchissant de voir quelqu’un nous sourire et ne pas stresser alors que l’on n’a rien à se reprocher. De plus, une amie a même été autorisée à rentrer dans le pays puisque sa carte ne marchait pas, elle est bien sûr revenue pour réguler sa situation.

De plus, une fois le permis terminé il est possible de renouveler le visa sur place. Et si vous êtes en retard, pas de stress, vous n’aurez qu’à payer les jours sans visa en tant que frais supplémentaires.

La sécurité

Le Népal est en règle générale assez sécuritaire. Pour ma part, je ne suis jamais senti en danger durant le mois et demi de mon voyage. J’ai aussi rencontré beaucoup de voyageurs solos, dont beaucoup de filles qui n’ont pas eu de problèmes.

Je trouve que les « problèmes » de sécurités étaient semblables à la Chine, c’est-à-dire que vous n’allez pas vous faire agresser ou avoir un couteau à la gorge, mais on risque de vous faire les poches si vous ne faites pas assez attention.

À mon avis, la période la moins sécuritaire de mon séjour a été la première semaine de mon arrivée, pendant laquelle se déroulait la fête des Lumières (Tihar). Le problème était surtout à cause de la grosse consommation d’alcool. Du coup, il y avait quelques bagarres dans les rues de Thamel.

Les arnaques                         

Ou « scams » en anglais. Elles viennent sous toutes les formes, bien évidemment vous êtes le plus sujets à vous faire arnaquer au début de votre voyage puisque que vous ne les connaissez pas encore. Alors oui, si vous allez acheter des souvenirs, le vendeur va essayer de vous vendre 2-3 fois plus que son vrai prix, mais il y a quelques scams que je ne connaissais pas avant. Il faut aussi noter qu’une grande partie de ce qui fait que les scammeurs arrivent à leur fin c’est qu’ils vous ont à l’usure. Par exemple pour les taxis ; vous allez finir par céder parce que ça peut vous prendre 30 minutes pour trouver un prix décent.

Voici quelques exemples d’arnaques :

— La dame qui demande du lait pour son enfant : Vous allez souvent voir une dame vous demander d’acheter du lait pour son bébé qu’elle aura avec elle. Le truc c’est qu’elle va semblait honnête puisqu’elle ne demande pas d’argent directement. Mais une fois parti, elle rend la bouteille de lait au commerçant et récupère l’argent pour acheter la bouteille.

— Le guide touristique imposé : celui que vous n’avez pas demandé en plus de cela. C’est simple, vous arrivez sur un lieu touristique et un type commence à taper la discussion et commence à vous expliquer les lieux. J’étais avec mon pote Louis quand ça nous est arrivé et nous avons décidé de le semer une fois qu’il avait le regard ailleurs. Il est évident qu’il nous aurait demandé de le payer une fois la visite terminée.

La bénédiction : Lors de la visite au Pachupa, un prêtre hindou voulait nous « bénir », inutile de dire qu’on nous demandait de l’argent à la fin. Et sachez que pour l’équivalent de 2 €, vous allez vous faire engueuler pour ne pas avoir donné assez.

Les taxis : n’hésitez pas à négocier à mort quand vous prenez un taxi, car généralement les prix que l’on vous propose vont de 30 à 40 % par rapport à ce que le trajet coûte réellement.

Couché de soleil au temple Pashupatinath

Couché de soleil au temple Pashupatinath

Le logement

J’ai été extrêmement déçu par le couchsurfing au Népal. Pour faire simple, 99 % des Népalais sont en fait des Air BnB déguisés qui vont vous demander de payer si vous restez plus de deux jours ou vont tout simplement vous apporter une facture un beau matin. Parmi tous ces « couchsurfers » plus de la moitié possèdent ou sont assignés à des agences et vont essayer de vous vendre des treks à prix exorbitants (1000 € alors que vous pouvez en faire pour 150 €, j’en reparle dans un prochain texte). Sans hésitation, allez vers les hôtels qui coutent 3-4 € la nuit. Aussi, pour Katmandu, je vous conseille d’aller sur Freak Street plutôt que de rester dans Thamel. C’est un poil plus loin et un poil plus cher (genre 50 centimes/nuit), mais c’est bien plus calme et vous n’allez plus vous faire harceler par des vendeurs dès que vous mettez un pied en dehors de l’hôtel.

Les coupures de courant

Le Népal connaît beaucoup de coupures de courant sur une base quotidienne. Au départ, je pensais que cela était lié au séisme de 2015, mais non. Ces coupures varient d’une ville à l’autre et même d’un quartier à l’autre. Par exemple, Pokhara les coupures se faisaient de 10 h du matin à 6 h du soir. Il faut garder ça en considération si vous travaillez avec votre ordinateur par exemple. Dans mon cas, j’ai passé une journée au complet incapable de m’acheter à manger, car il n’y avait plus de courant alimentant les distributrices pour retirer de l’argent. Pour Katmandu, la ville est séparée en 7 groupes et il y a même une application se nommant Load Shedding qui donne les horaires des coupures. Pratique si vous voulez faire bouillir de l’eau pour prendre une douche chaude.

Les treks

Une des premières phrases que j’ai entendues après mon arrivée était : « Si tu ne fais pas de treks au Népal, tu n’as rien vu du pays. » Et je dois dire que je suis entièrement d’accord. Les Treks durent en moyenne 2 semaines. Il y a des trajets faisables en une semaine, mais je trouve que vous n’aurez pas vraiment un vrai trek pour cette durée-là. J’aimerais retourner au Népal dans un avenir proche pour faire 3 treks d’à peu près deux semaines chacun. Je vais vous parler de trek plus en détail dans un prochain texte.

Les transports

Évitez les taxis le plus possible. Les bus sont jusqu’à dix fois moins chers et si vous demandez aux locaux où vous allez, ils vous diront quels bus prendre et où descendre, sans parler du fait que les bus ne vont pas essayer de vous arnaquer.

L’avion est un bon moyen de transport pour se déplacer dans le pays, mais est vraiment plus cher. Cela étant dit, l’avantage est que vous pouvez avoir des vues imprenables sur les montagnes !

newsletter #3 (3 of 9)

La nourriture

En ce qui concerne la nourriture, la gastronomie népalaise est un mélange de nourriture indienne, chinoise et tibétaine. Si vous êtes végétarien, comme moi, c’est le paradis. Pour ceux qui mangent de la viande, je vous conseillerais de vous renseigner ou même d’éviter d’en consommer dans les bâtiments moins chers. Cela étant dit, malgré mon régime végétarien, j’ai quand même réussi à attraper une intoxication alimentaire. Un plat à essayer : la pizza au fromage de yak ! Essayer aussi le Paneer. C’est du fromage avec différents assortiments délicieux. Autrement, les voyageurs adorent le Dal’Bat, mais sincèrement, je ne comprends comment ce plat peut être autant apprécié.

On négocie partout… ou presque

Le Népal est l’un des pays où l’on peut négocier pour presque tout. Pour faire simple, si le prix est indiqué sur un papier vous ne pouvez pas négocier le prix. En revanche, pour les marchands de vêtements ou de souvenirs la règle est la suivante : si vous n’achetez pas ce que vous voulez acheter à au moins la moitié du prix original, vous vous êtes fait arnaquer. Je dirais même que si vous êtes patient et bon négociateur vous pouvez aller chercher le 40-45 % du prix original (il faudra acheter plusieurs produits dans la boutique etc.). Pour les hôtels, il est même possible de négocier légèrement le prix. Ne vous attendez pas à 50 % de réduction, mais un bon 100RP/nuit en moins, ça aide et grosso modo ça donne une nuit gratuite par semaine.

Aussi un des moyens d’augmenter votre capacité à marchander est de venir à la fin des saisons touristiques ou même pendant la saison morte.

Je me rends compte que ce texte n’est pas le plus joyeux du monde, mais je pense qu’il est important d’être honnête avec vous. Ne vous méprenez pas, le Népal est un pays magnifique qu’il faut visiter au moins une fois dans sa vie (même si un seul voyage n’est clairement pas suffisant). Les Népalais sont des personnes incroyables et agréables à découvrir ! Prochain texte, je vous faire une mini visite touristique de Katmandou !